Colmar Capitale du basson


Pour l’apprentissage d’un instrument, les jeunes plébiscitent le basson. Photo DNA – Nicolas Pinot

L’événement musical est unique. Pour la première fois, le chef-lieu du Haut-Rhin accueille jusqu’à demain un rassemblement d’une centaine de bassonistes venus de toute la France pour le 12e concours national « Jeunes Vents Bassons ». L’occasion de faire découvrir au grand public un instrument d’orchestre mal connu, bien que très présent dans la musique baroque, pour l’organisateur Alain Deleurence, lui-même professeur de basson au conservatoire de Colmar. Il y anime une classe de 17 élèves de 8 à 16 ans. La section est une habituée du concours et des récompenses. Cette année, elle présente dix candidats sur les 98 qui s’affrontent en cinq catégories d’âge dans cette compétition musicale. Le basson est moins couru que le violon, le piano ou la clarinette. « Mais les enfants sont de plus en plus preneurs d’un instrument caméléon, proche de la voix humaine, au répertoire très large », observe Alain Deleurence.

Le basson a de la conversation. Le public est invité à l’écouter ce soir dans toute sa variété, lors d’un grand concert unique à la salle des Catherinettes à 20 h 30. En ouverture, le bassoniste Michel Mugot, spécialiste du baroque, interprétera sur instrument d’époque la première sonate écrite pour basson par Bertoli.