Concert Le basson bat son plein aux Catherinettes


Le quintet de bassons « Palissandre » a démontré, durant la deuxième partie du concert, que le basson était un instrument très original.  Photo Olivier Roujon

Le concert de gala, organisé samedi soir aux Catherinettes dans le cadre de la 12e édition du concours national de basson, a permis au nombreux public de mieux connaître cet instrument dont la palette est bien plus large qu’on ne l’imagine.

Si le concours national de basson en est déjà à sa douzième édition, il s’agissait d’une première en Alsace. La manifestation, organisée par le conservatoire de Colmar, s’est déroulée de vendredi à dimanche dans la salle des Catherinettes à Colmar.

Le concours en lui-même, qui a attiré plus d’une centaine de jeunes musiciens, a été une réussite pour les Colmariens, tant au niveau de l’organisation qu’à celui des résultats obtenus. « Je suis particulièrement fier, insiste Alain Deleurence, professeur de basson au conservatoire et bassoniste de l’orchestre philarmonique de Strasbourg, plusieurs de mes élèves ont remporté leurs catégories respectives. Je pense en particulier à Laure Thomas (neuf ans) et à Coline Seyer (onze ans) ».

Un concert pour les Colmariens

Dans le cadre du concours, les organisateurs avaient décidé de programmer samedi soir un grand concert de gala, toujours dans la salle des Catherinettes. L’événement a attiré près de 500 personnes. « Ce concert est notre cadeau aux Colmariens », insistait, en cours de concert, Claude Deneuville, qui avait endossé le costume de présentateur avant de se produire lui-même lors de la seconde partie de la manifestation..

La première heure de concert a été très baroque, marquée par l’interprétation d’œuvres de Vivaldi, Bertoli ou encore Couperin. Plusieurs musiciens réputés dont les bassonistes Philippe Piat, professeur au conservatoire de Nantes, ou encore Michel Mugot, soliste de l’orchestre de Monaco. L’ensemble Florescence, venu de Mulhouse, s’est également produit.

La deuxième partie du concert, très originale, avait clairement pour but de démonter toutes les possibilités musicales, mais aussi émotionnelles, qu’offre le basson, un instrument peu commun. Le quintet Palissandre, composé de membres de l’orchestre philarmonique de Strasbourg, est formé par quatre bassons et un contrebasson, accompagnés de divers brillants solistes.

Du baroque à la marche américaine

Le quintet a commencé part une œuvre très baroque, la sonate en la mineur de Jean-Baptiste Loeillet, avant d’interpréter des œuvres de plus en plus modernes, notamment de Guiseppe Verdi ou Vittorio Monti, ou encore quatre caricatures de Peter Jansen, aux accents très originaux, parfois franchement comiques. Quant au rappel, il a démontré que les musiciens souhaitaient terminer leur représentation dans la bonne humeur, en proposant une version pour bassons de The stars and stripes forever , marche patriotique américaine que le flûtiste Ricardo Calveyra a conclue par quelques notes de piccolo. « Je pense que le public est désormais convaincu que le basson est bien plus qu’une simple basse, a conclu Alain Deleurence, quelques minutes après la fin du concert. Cet instrument au timbre boisé dispose d’une palette tellement plus étendue ».

le 04/03/2013 à 05:00 par Olivier Roujon